Je poste à pas d'heure!
Titre : A propos d'une amitié. (Comme d'habitude pas très original, mais si vous voulez tout savoir, le premier titre était “Flocons” et ça ne collait pas vraiment, lol).
Ré-intitulée Ces liens qui nous unissaient car sur un autre site où j'ai publié ce OS, le titre A propos d'une amitié était également le nom d'un recueil de OS d'un autre auteur (que je respecte beaucoup soi-dit en passant). J'ai changé le titre sur le site en question pour ne pas faire trop "plagiat", mais ici je le laisse pour ne pas trop vous embrouiller -_-'.
Couple : pas de romance ici ! Centré sur Naruto et Sasuke (encooore ?! Vous allez me prendre pour une fan...).
Genre : One-Shot qui part sur une note humoristique et légère et ça finit sur du Angst mêlé à du tragique (euh rien à voir cependant avec ma précédente Death-fic, hein! lol). Un peu des deux, quoi.
Situation dans le manga : l'histoire commence après le combat contre Gaara, la mort du 3e Hokage, etc. Bien avant le réapparition d'Itachi au village.
Disclaimer : à part que j'ai lu pas mal de fics qui m'ont beaucoup inspiré, tant sur le thème que sur la mise en page... et puis bon on sait tous que les personnages ne sont pas de moi mais à Kishimoto, hein. D'ailleurs, une partie de l'histoire lui appartient aussi, mais ça vous reconnaîtrez certainement. Moitié invention, moitié réécriture.
Ah et je me suis aussi un peu inspirée des réflexions qu'on a élaborées dans le topic “Naruto ou la quête paradoxale d'une amitié perdue” HHIN.
Note : petit lexique japonais pour ceux qui ne suivent pas trop l'animé et qui auraient des doutes. J'en ai pas mis des tonnes, mais il y a quelques termes qui reviennent de temps à autre.
Baka, Dobe = idiot, débile, cancre, etc.
Teme = enfoiré.
Usuratonkachi = crétin, boulet... c'est un peu le surnom que Sasuke donne à Naruto. Mignon, non?
Urusai = la ferme.
K'so = Kuso = mince! Zut! XD
Yatta = façon d'exprimer la joie ou l'excitation. YEEES, quoi.
'ttebayo = Dattebayo (nan pas le membre, lol) = euh comment on pourrait traduire ça? “bon sang”? C'est un tic de langage qu'a Naruto, il met ça à la fin de pas mal de ses phrases pour insister dessus, je crois.
Playlist : pour vous mettre dans l'ambiance, vous pouvez écouter n'importe quoi dans la "première partie joyeuse", dirons-nous, et je vous conseille les magnifiques OST des Shippuden (Cro tmtc xD) pour terminer.
Des liens ici : http://www.youtube.com/watch?v=zYoHBH1UOTE&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=aWswInY2bSo&feature=related
Sur ce, bonne lecture ! J'espère que ça vous plaira.
..:
Un flocon. Puis un autre... Ce furent bientôt des centaines, des milliers de microscopiques étoiles argentées qui chutaient du ciel formant une panse d'âne au-dessus du petit village encore endormi. Du moins, tous les habitants, civils et ninjas, devaient être assoupis, emmitouflés dans une couette bien moelleuse pour se préserver un minimum de la température frisquette. Seule une personne ne dormait pas en cette fraîche matinée.
Il n'était que six heures douze du matin, mais le jeune homme brun, perché sur le perron de son domaine, n'en avait cure. Non, il dormait très bien d'habitude, il ne souffrait pas d'insomnies, mais aux alentours de cinq heures quarante cinq, un violent courant d'air glacial l'avait méchamment extirpé des limbes du rêve qu'il était en train de faire. Le dormeur, dans un premier temps contrarié d'avoir été tiré de sa courte nuit d'une manière si désagréable, s'était levé pour aller fermer la fenêtre qu'il avait, comme un con, mal fermée, et avait été dès lors aveuglé par le blanc éclatant derrière le carreau gelé qu'il avait poussé sans délicatesse, craignant une fraction de secondes qu'il ne se brisât en mille morceaux. La curiosité et l'étonnement prenant soudain le pas sur la mauvaise humeur, il avait rouvert plus doucement la fenêtre importune, pour sortir la tête au-dehors.
Le jeune homme avait presque aussitôt refermé, quelque chose de froid et de piquant ayant heurté ses prunelles noires alors grandes ouvertes. Merde, la journée commençait bien. Il se frotta l'œil de sa paume en reculant, cherchant à tâtons ses sandales. Euh, des sandales, à 0°C, c'était pas le top, et il choisit des souliers un peu plus protecteurs, tout en s'interrogeant sur la nature de ce qui l'avait agressé. Il n'en était pas sûr et voulait en avoir le coeur net, puisqu'il ne parvenait jamais à se rendormir une fois réveillé.
Après avoir enfilé un pull au hasard, tâtonnant dans la pénombre, ne prenant pas la peine de troquer son short contre un pantalon, le ninja aux cheveux aussi sombres que ses iris se dirigea vers la porte qui débouchait sur le perron, hésitant un peu avant d'ouvrir celle-ci. Il posa un regard inexpressif dans la pièce démeublée et silencieuse, avant de s'en détourner et de pousser la cloison de bois.
Aussitôt, l'air glacial, accompagné d'un charmant sifflement de vent à vous glacer le sang, dans tous les sens du terme, s'engouffra dans la maison et, sembla-t-il, dans toutes les fibres du pull pourtant bien épais du garçon qui eut le bon réflexe de s'avancer malgré tout au devant du froid pour claquer la porte derrière lui.
La voûte céleste, en cette saison d'hiver, était d'un gris perle, et il n'avait pas rêvé, c'était bien des flocons de neige qui tombaient là. Aussi curieux que cela puisse paraître, le jeune homme n'en avait jamais vus ; il était prêt à parier que tous les habitants de Konoha étaient dans son cas, étant donné que cela ne s'était jamais produit, de mémoire d'homme, au village. Il n'y avait donc aucune honte à demeurer ahuri devant le tourbillon qui s'était déclenché au cours de la nuit et qui l'enveloppait en tournoyant follement autour de lui.
Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il se rendit compte qu'il s'était vêtu d'un horrible pull en laine orange qu'il détestait et que lui avait offert Naruto. Bah, tant pis. Il changerait plus tard ; l'orange vif, ça ne lui allait vraiment pas bien.
Il fit quelques pas et se posa sur l'une des quelques marches de pierre froide, fixant l'horizon qui se perdait à environ cinq mètres devant son nez, pensif, tentant de se rappeler son rêve, en vain.
Ce n'est que lorsqu'un grand cri, dans lequel il crut reconnaître son nom, brisa le silence ouaté bercé par le hululement du vent, que le jeune homme daigna sortir de sa torpeur, prêt à affronter, avec un sourire involontaire, la tempête “tourbillonnante” qui se dirigeait droit sur lui.
*
Pendant que le jeune homme brun se penchait à la fenêtre ouverte de sa chambre, un autre garçon roupillait encore paisiblement dans son lit douillet. En s'agitant dans un cauchemar qu'il faisait (un bol de ramen était à ses trousses), sa couverture glissa et il frissonna, avant de s'éveiller sans transition en se redressant sur son matelas.
Le temps de se reconnecter à la réalité, la première chose dont son cerveau prit conscience, c'était qu'il faisait un froid de canard. Bon, les maigres cloisons de sa bicoque n'avaient jamais vraiment suffi à le préserver suffisamment des chutes ou des hausses de température, mais quand même. En pyjama, bonnet de nuit sur ses cheveux blonds ébouriffés, il posa ses pieds nus et gelés sur le sol, et s'étira en baillant bruyamment.
Ses yeux azur, qui brillaient dans la pénombre tels les pupilles incandescentes d'un chat, accrochèrent soudain la petite fenêtre enfoncée dans le mur d'en face. Il se leva, intrigué, ignorant les aiguilles douces qu'il écrasait au passage, et s'aperçut que la vitre était criblée de centaines de petites particules blanches. Un sourire émerveillé s'empara de ses lèvres qui s'étirèrent jusqu'à ses oreilles, comme s'il avait vu le Père Noël. Il se détourna de la fenêtre, passa en trombe dans toute la pièce, frôlant le petit sapin qui oscilla dangereusement en équilibre dans son coin, tout frêle sous le poids d'une grosse guirlande rouge scintillante, et il partit à la recherche de ses vêtements. Il ne se décidait pas à enlever le minuscule conifère, bien que Noël fût passé depuis quelques semaines. S'il pouvait prolonger encore un peu l'ambiance féérique de cette fête, pourquoi pas ?
Tout en s'habillant d'un rythme moins soutenu, il repensa avec un petit sourire à cette fête qu'avait été Noël, la première qu'il eut jamais réellement vécu. Les années précédentes, le ninja blond l'avait passé en compagnie du professeur Iruka, qui assumait alors parfaitement son rang de tuteur auprès du garçon. Toutefois, il était arrivé que sa famille le réclame, et dans ces cas-là, il n'avait pu rester avec le gamin qu'une partie de la soirée. Ce dernier ne lui en voulait pas personnellement, bien sûr, mais la solitude qui l'avait envahi à ce moment-là restait imprimée dans sa mémoire. Noël, c'était vraiment pas drôle tout seul, se dit-il en ouvrant une brique de lait. C'était même immensément triste.
EDIT NAR : PAS TOUCHE MAINTENANT !!!!!!!!!!!!
EDIT Tantei : Merci Nar pour avoir résolu le problème du message fantôme xD.
Dernière édition par Tantei-chan le Lun 20 Juil - 14:03, édité 9 fois




















