par Kurenaï Sensei le Jeu 20 Aoû - 8:57
Cela fait bien longtemps que le Coin des Philosophes n'a pas été animé par un grand et beau débat ^^
Il y a un sujet d'actualités qui m'intéresse tout particulièrement en ce moment :"La situation d'UBS face aux pressions des États-Unis"
Je me permet de vous copier-coller un extrait d'article relatant les faits (sources : Le Figaro) :UBS livre les noms de 4450 clients aux États-Unis
L’établissement suisse échappe à une amende pour fraude fiscale en acceptant de coopérer avec le fisc américain, qui s’intéresse désormais à d’autres banques.
Tout le monde est content… sauf sans doute les 4 450 clients américains d’UBS suspectés d’évasion fiscale dont les noms vont être livrés au fisc américain. Après plus d’un an de bras de fer entre la Suisse et les États-Unis, toutes les parties se sont félicitées de l’accord, signé mercredi, qui résout le conflit sur cette affaire de fraude fiscale à grande échelle concernant des contribuables américains assistés par la banque suisse UBS, numéro deux mondial de la gestion de fortune.
Par cet accord, UBS s’en sort en ne communiquant les noms que de 4 450 de ses clients à la justice américaine, qui en réclamait initialement 52 000. L’identité de 250 personnes avait déjà été transmise par la banque en février, parmi lesquelles 150 vont faire l’objet d’une enquête. Par cette coopération, l’institution échappe à une amende et à un procès civil qui devait s’ouvrir ce mois-ci en Floride. Cela pourrait néanmoins ne constituer qu’une première brèche dans le sacro-saint secret bancaire suisse : le gouvernement de la Confédération a donné son accord à faire droit à des requêtes américaines concernant d’autres banques qui auraient aidé leurs clients à frauder le fisc américain via des placements offshore «dans des circonstances équivalentes à celles du cas UBS». La presse américaine cite Credit Suisse, Julius Baer, Zürcher Kantonalbank et l’Union bancaire privée parmi les établissements susceptibles d’être mis en cause. «Sans cet accord, UBS aurait dû payer des amendes tellement élevées qu’elles auraient menacé son existence», a justifié la ministre de la Justice suisse, Evelyne Widmer-Schlumpf.
La banque zurichoise s’est félicitée de cette issue qui «contribue à résoudre l’un des problèmes les plus urgents d’UBS», selon son président, Kaspar Villiger. L’Association suisse des banquiers se satisfait aussi de cette solution «pleinement conforme au droit suisse en vigueur». Elle appelle toutefois «à ce que, dans le processus de communication de données qui va être mis en place, les intérêts des clients intègres soient préservés».
Si ce sujet vous plaît, vous pouvez commenter 
PS : Aux infos de ce matin, ils parlaient de ne plus donner 4500 noms mais plutôt 10 000.